« Etre en bore-out, c’est être à bout, par manque de travail, de motivation
ou de défis professionnels »

Docteur François BaumannLe Bore-out. Quand l’ennui au travail rend malade (Josette Lyon, 2016)

« Il provoque un sentiment d’inutilité.
Une attaque de l’estime de soi qui peut se transformer
assez vite en questionnement de son rôle dans la société
 »

Philippe ZawiejaChercheur associé à Mines ParisTech et spécialiste des risques psychosociaux

« S’ennuyer à mourir ».

Vous connaissez sûrement l’expression ?

Bore-out : voyage au bout de l’ennui

Face à la persistance du chômage, difficile de se plaindre quand on s’ennuie à son poste.
Le « bore-out » reste un sujet tabou alors qu’il représente une véritable souffrance au travail.

La honte et  l’impression d’inutilité. Voilà les 2 sentiments que j’ai éprouvé
pendant plusieurs années au sein d’une entreprise. Je ne savais pas trop ce qui m’arrivait,
je me sentais en décalage, pas à ma place. J’étais en fait sur-qualifiée pour mon poste et
mon entreprise connaissait une crise. Le manque d’activité et la routine des tâches
m’ont peu à peu amené à perdre confiance, à culpabiliser, à m’isoler.

Ce n’est que beaucoup plus tard que j’ai pu mettre un nom sur ce qui m’étais arrivée : le bore-out.

Pour m’en sortir, j’ai repris une activité artistique (j’ai une formation design graphique / Beaux-Arts)
et je me suis mis à fabriquer du mobilier pour chez moi, avec des déchets.
Car entre temps un bilan de compétences avait mis l’accent sur mon attrait
pour le développement durable et la protection de l’environnement.

C’est grâce à cette activité nommée « upcycling« , que j’ai retrouvé un sens à ma vie.
Faire un geste pour la planète, éviter le gaspillage, de puiser dans les ressources naturelles
qui ne sont pas renouvelables, me sentir utile…

Petit à petit, j’ai repris le dessus jusqu’à avoir assez de force pour quitter cette entreprise
et mon fameux CDI « prison » comme je l’appelle, pour construire mon projet de prévention
des pathologies liées au travail (burn-out, bore-out, brown-out) via l’upcycling. Mais tout ne s’est pas fait tout de suite.

J’ai d’abord choisi d’adhérer à une Coopérative d’Activités et d’Emploi dans l’Economie Sociale et Solidaire,
Elan Createur, pour m’accompagner dans ce projet.
J’ai pu rencontrer des personnes toutes aussi formidables les unes que les autres. J’ai d’ailleurs
choisi de m’entourer de ces talents,
à la pointe de l’innovation sociale, pour vous accompagner dans votre future stratégie managériale.

Aujourd’hui je suis heureuse de pouvoir accompagner les dirigeants dans cette problématique plus courante qu’on ne veut l’admettre.
C’est ma manière de me sentir utile et de faire ma part envers la société. Je suis peut-être un peu utopiste,
mais pour changer le monde il faut des fous !